Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

A Hero at the end of the world

Ewan Mao connaît sa destinée : une prophétie l’a annoncé, il sera celui qui vaincra le tyran maléfique qui fait régner la terreur sur l’Angleterre depuis des années. Bien qu’étant un élève moyen, il est confiant que tout ira bien, puisque c’est écrit. Sauf qu’au moment crucial, c’est son meilleur ami, le fort et confiant Oliver Abrams qui porte le coup fatal et sauve le monde.

Cinq ans plus tard, Oliver est un héro, Ewan travail dans un café miteux, et une nouvelle secte magique pourrait bien être la prochaine menace.

Ou comment Ewan Mao va, par accident et sans le vouloir, détruire l’univers.

Voila un récit hilarant, aux héros (et anti-héros) involontaires, dans un monde où la magie fait partie intégrante du quotidien, mais bien difficile à contrôler.

J’en ai beaucoup entendu parler, je trouvais l’idée géniale, je l’ai attendu avec impatience et je n’ai pas été déçue.

Parlons d’abord de l’univers : la magie et la technologie coexistent sans encombres, pour la simple et bonne raison que l’usage de la magie est restreinte par des règles physiques : puisée dans un totem ou dans sa réserve magique personnelle, manipulée avec difficulté et selon des règles strictes, elle est épuisable et son utilisation est donc limitée. Cette contrainte simple permet de rendre ce monde crédible et ses personnages plus réels.

Les personnages justement apportent tout le charme à l’histoire : les deux personnages principaux sont deux anciens amis à l’appréhension du monde bien différente : un ancien héro peu courageux, de puissance et d’intelligence modeste (tirant vers le très moyen), un Sauveur acclamé dont la gloire est quelque peu montée à la tête. Viennent ensuite des personnages secondaires bien construits, essentiels à l’histoire. Sophie, collègue d’Oliver qui a heureusement la tête sur les épaules et pas de temps pour ses plans farfelus et inutiles. Ou encore Archie, l’aristocratique fils de la Vice-présidente de la Société pour l’Avancement du Zaubernegativum, pratique ancienne et peu connue d’une magie qui se passerai de limites. Chacun d’entre eux à ses points faibles et ses défauts, et leurs confrontations sont irrésistiblement drôle.

Leur variété (d’origine, de caractère, d’orientation sexuelle) (et en temps que personnages principaux de surcroît !) est en partie ce qui m’a attiré dans ce livre. (Je soutiens ardemment la campagne WeNeedDiverseBooks, qui prône la diversité dans la littérature à tout âge ; allez faire un tour sur leur site !)

Ces éléments, qui constituent une part de leur identité, sont intégrés à l’histoire. Ni le point central de l’histoire, ni ignorés : il se trouve que le héro principal a des origines étrangères, et il n’est pas hétéro, point. C’est assez rare pour être noté, et l’auteur s’en sort bien, malgré quelques maladresses.

L’histoire en elle-même est originale, drôle, farfelue, et très prenante. Ewan est un magnifique anti-héro et on ne peut qu’adorer sa naïveté, sa mauvaise foi et les mésaventures qui en découlent. Un bon moment de lecture, actuellement uniquement disponible en anglais.

A Hero at the End of the World
Erin Claiborne

Big Bang Press, 2014

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Cette entrée a été publiée le 12 janvier 2015 par dans Critiques, et est taguée , , , , , , .
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