Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

L’Homme-qui-dessine

Les Hommes-droits meurent. Un mal mystérieux les décime. L’Homme-qui-dessine est parti loin, à la recherche d’une compagne. Tombé au mauvais moment au mauvais endroit, il est capturé par des Hommes-sui-savent. Il a sept nuits pour prouver son innocence, ou il sera  sacrifié à Womb pour apaiser la colère de la horde.

Au temps des premiers hommes, alors que l’Homme de Néandertal s’éteint tandis que l’Homo Sapiens prospère, Mounj parcourt seul les routes d’un territoire où aucun des siens n’a jamais mis les pieds. Il est l’Homme-qui-dessine. Il est celui qui explore le monde pour ramener à son peuple de nouvelles connaissances. Mais les Hommes-droits s’affaiblissent, leurs femmes sont rares et un sang nouveau est nécessaire pour assurer la survie de sa tribu. Il doit aller loin, plus loin que son père ou son grand-père ne sont jamais allés et trouver une Femme-droite pour devenir sa compagne. Il en a croisé, des tribus d’Hommes-qui-savent. Si différent des siens, en apparence et en traditions. Mais des Hommes-droits en bonne santé ? Introuvables.

Quand son chemin l’amène sur la dernière scène du crime d’un tueur de jeunes Hommes-droits, il est le suspect désigné. Il a peu de temps pour trouver le coupable, avant que la horde de Djub fasse éclater sa colère.

Extrêmement intéressant, ce récit policier nous plonge au coeur de la préhistoire, un temps reculé dont nous ignorons encore beaucoup de choses. Nos lointains ancêtres pouvaient être impitoyables, organisés, respectant des traditions pour certaines perdues, pour d’autres toujours ancrées dans nos valeurs. L’intrigue de L’Homme-qui-dessine est bien ficelée, l’écriture fluide, et les détails fouillés sur cette période ouvrent notre curiosité.

J’avais peur de ne pas pouvoir croire à cette intrigue policière annoncée. De ne pas pouvoir faire cet acte de suspension consentie de mon incrédulité – qui permet d’accepter les invraisemblances, les éléments fantastiques ou de science fiction des récits fictionnels – pour ce roman. D’être bloquée par ce que je pensais connaître de cette période ancienne de l’humanité. Des langues différentes, un vocabulaire aussi complexe, une intelligence capable de mener une enquête ? Impossible. Tout cela à cause d’idées préconçues de ce qu’est et est capable de faire un Homme de Néandertal ou un Homo Sapiens, à cause de fausses connaissances trop engrainées. Et puis je me suis laissée prendre au jeu, très facilement, et j’ai bien fait. Étaient-ils capable d’une telle réflexion ? Nul ne peut le savoir, mais on ne peut écarter cette idée. Ils créaient de l’art, des outils. Ils avaient une société organisée. L’idée ne m’est plus si étrange, et l’histoire m’aura emportée.

Et pour vous faire votre propre idée, lire un extrait ici !

L’Homme-qui-dessine
Benoît Séverac

Syros, 2014

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Cette entrée a été publiée le 2 février 2015 par dans Critiques, et est taguée , , , , , , .
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