Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

Les Autodafeurs Tome 3 : nous sommes tous des propagateurs

Le temps n’est plus à l’inaction. Les Autodafeurs ont frappé, la Confrérie est en danger. Cette fois, ce sont toutes les grandes bibliothèques, tous les lieux de conservation de la culture qui sont au bord de la disparition. Gus, Césarine, Néné et les quelques membres de la Confrérie qui ont pu échapper aux attaques ciblées des Autodafeurs sont regroupés sur une île à l’abri de tous danger.

La quête du Livre qu’on ne peut pas lire pourrait bien être leur seul espoir de contrer les desseins malveillants des Autodafeurs, plus proches que jamais de prendre le contrôle de siècles de connaissances par la destruction de toutes les bibliothèques du monde…

Ils sont partout, jusqu’aux plus hautes sphères de l’État, et se sont rendus intouchables.

Quel bonheur de replonger dans cette bataille pour la conservation des connaissances, aux côtés de Gus et Césarine ! Tant d’événements ont pris place depuis la découverte de l’existence des Autodafeurs et de la Confrérie qui la combat, tant de choses se sont précipitées, et l’ont sent que les chances de triompher de l’ennemi sont minces.

Gus a grandi, a gagné en assurance et maturité. Césarine est fidèle à elle-même et en même temps a réussi à s’ouvrir à d’autres que sa famille, tout en conservant ses règles de vie et ses limites.

Néné déploie enfin tout son potentiel, pas seulement comique mais comme soutien essentiel, comme veilleur, agrégateur d’informations et informaticien de talent. Une grande variété de jeunes rejoignent le groupe, bon gré mal gré, tous apprentis de la Confrérie, pour beaucoup séparés de leur familles menacées.

J’ai vu avec plaisir l’intrigue se déployer, les indices trouver leur but et leur conclusion, et le conflit arriver à son paroxysme. La fin m’a laissée plus mitigée. J’ai adoré la surprise, je n’ai rien vu venir (ou presque), et tout se tenait. En même temps, j’ai eu l’impression d’être allée trop loin dans l’imaginaire, au delà du crédible. Jusqu’ici, la suspension of disbelief qui me faisait croire à l’histoire avait parfaitement fonctionné, tout s’ancrait dans le même univers fictionnel… Jusqu’à l’élément clé que je ne révélerait pas. J’ai eu l’impression de quitter les sentiers arpentés jusque là, et de perdre le réalisme qui me plaisait tant. Je n’en ai pas moins apprécié l’histoire, mais conserve une certaine déception, alors que toute la première partie allait au delà de mes attentes et continuait sur la très bonne lancée des deux premiers tomes.

Je me suis attachée à l’histoire, à chacun des personnages, aux événements, et conserve un très bon souvenir de cette lecture, de cet univers. Marine Carteron m’aura fait rêver jusqu’au bout, et je la retrouverai avec plaisir sur une prochaine histoire.

Interview de Marine Carteron par Lirado

Les autodafeurs Tome 3 : Nous sommes tous des propagateurs
Marine Carteron
Rouergue, 2015

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