Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

La Machine à explorer le temps

Voilà un texte intemporel grâce auquel à germé de nombreux textes de science fiction, explorant l’espace et le temps. Un texte que tout le monde connaît – ou croît connaître – sans l’avoir jamais lu, tant il fait partie de notre paysage culturel – au même titre que Dracula, Frankenstein, l’Homme invisible, Dr Jekyll et Mr Hyde et tant d’autres.

Moi-même je ne l’avais jamais lu, à part peut être un extrait pendant mes années lycée – et encore, rien n’est sûr. Pourtant, des romans de voyage dans le temps, des films et séries traitant le sujet et ses conséquences, j’en ai lu, et vu beaucoup.

Si j’ai décidé de me lancer dans cette lecture, c’est en grande partie grâce à Polly Shulman et la suite de La Malédiction Grimm : La Machine de H. G. Wells. Quitte à la lire, et pour en comprendre toutes les références, autant découvrir avant la source de son inspiration !

Résultat, La Machine à explorer le temps n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Tant au niveau de l’écriture que de l’histoire. L’écriture premièrement : la narration à deux voix, d’abord par un narrateur inconnu qui nous présente le contexte, l’Explorateur, qui donne au récit ce côté réaliste inattendu : comme un journaliste, un scientifique ami de l’explorateur qui assiste à la présentation du concept du voyage dans le temps et de la machine qui le permet, et qui narre les événements survenus. Puis vient le récit du voyage lui même, par l’Eplorateur tout juste revenu du futur, avec le récit après coup des événements qu’il a lui-même vécut.

La structure est dérroutante, puisqu’inattendue, et par l’habitude d’autres récits de voyages dans le temps bien plus centrés sur l’action vécue au présent.

Je m’attendais plus à une aventure et un voyage dans plusieurs époques, étrangement. De fait, nous découvrons un futur, un futur fort lointain où l’homme a évolué et est devenu autre – par sélection naturelle et adaptation au milieu, probablement. C’est la découverte de ce futur qui prime sur la technique du voyage, avec une vision exploratrice teintée par ce qu’on nomme les Grande Conquêtes, et qui ne sont autre que la colonisation d’espaces déjà occupés par un peuple possédant sa propre culture, l’incompréhension face à des moeurs et habitudes inconnues et jugées avec un référentiel culturel tout autre d’hommes qui se croient appartenir à un peuple supérieur.

La Machine à explorer le temps
Herbert George Wells
traduit de l’anglais par Henry D. Davray
Folio SF, 2001
Publié pour la première fois par le Mercure de France, 1959

Publicités

Un commentaire sur “La Machine à explorer le temps

  1. Léa
    23 septembre 2015

    Un de mes romans favoris 😀

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 21 septembre 2015 par dans Critiques, et est taguée , , , , .
Follow Arcanes Ouvertes on WordPress.com
%d blogueurs aiment cette page :