Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

Musée de l’Homme

Ré-ouvert le 17 octobre 2015, le Musée de l’Homme accueille de nouveaux des visiteurs après plusieurs années de travaux !

 

Le Musée de l’Homme, qu’est-ce que c’est ?

Un musée qui cherche à montrer ce qui fait l’homme, la femme, l’humanité, autant physiquement, génétiquement que socialement. 

La galerie de l’homme est structurée en trois parties, cherchant à répondre à trois différentes questions. Qui sommes-nous ? D’où venons nous ? Où allons-nous ?

C’est l’Homme et ses connaissances de lui-même aujourd’hui qui commence le parcours, en questionnant les différentes définition d’Homme et d’humanité. Puis un retour aux racines, la longue et lente évolution de l’espèce humaine, des premiers hommes que l’on connaît (homme de néandertal, homo sapiens, …), leur mode de vie, leur organisation. Enfin, un point sur l’homme aujourd’hui, sa multiplicité, les défis qui l’attendent pour une vie harmonieuse avec eux-mêmes et la planète qui nous héberge, soucieuse d’intégrer les autres dans leurs différences. Un rappel que les ressources extraites de la terre ne sont pas infinies, que nos besoins évoluent à une vitesse inégalée par nos prédécesseurs et que notre consommation a un impact plus que certain sur notre environnement – à bien des égards.

 

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Au niveau des expositions mêmes, le contenu est hautement intéressant, et questionne ce qu’est l’individu, comment il se construit, biologiquement et socialement. Sont évoqués avec justesse la question de genre, l’acceptation de l’autre, de la différence. Et je ne m’attendais pas à ce qu’une telle importance soit donnée à l’impact de l’homme sur l’écosystème (avec présentation de solutions existantes pour un exploitation plus raisonnée) – ce fut une agréable surprise. Le musée est ludique, proposant des jeux, des bornes pour trouver plus d’informations sur les objets exposés, des points écoute et vidéos pour compléter l’expérience, de l’interaction avec les visiteurs.

Niveau accessibilité, il y avait l’espace nécessaire au passage de fauteuils, des aménagements pour visiter les différents niveaux du musée, un parcours tactile, des bancs face aux vitrines et des points pour se reposer, les bornes permettant de compléter les informations sur les objets exposés proposaient le LSF, et même un espace olfactif !

Autre point positif : pas d’affirmation définitive quand l’état des connaissances sur le sujet reste en évolution ; à telle époque on pensait, les chercheurs supposent… Et les noms des scientifiques ayant avancé ces idées sont donnés.

Au niveau du bâtiment et l’organisation des collections, le Musée de l’Homme présente un style architectural très épuré. Les collections exposées ont été choisies avec soin, pour que chaque objet fasse sens les uns avec les autres. Le blanc est très présent dans chaque espace, certains presque trop vide même (je pense à la mezzanine qui semblait vide par rapport aux collections précédentes ; il manquait parfois des numéros à côté d’objets exposés, et certaines explications mal placées perdaient le lecteur).

Constat

Moins d’un mois après ouverture, déjà des éléments abîmés. Un tableau de présentation des langues interactif a perdu certaines de ses langues – qu’il fallait tirer pour enclencher le mécanisme d’écoute -, déjà cassées. Pas de son dans l’espace les voix en musique pour les vidéos sur les langues, le langage et l’homme.

Autre problème : les informations se lisent comme un livre. Très intéressantes, au demeurant, mais difficiles à retenir, encore plus en étant pressé par le temps. Car le musée s’étend comme un couloir, où les spectateurs en file indienne attendent que la place se libère pour apercevoir les objets exposés et les informations de mise en contexte. C’est aussi un problème de bruit : collés les uns aux autres et partageant chacun ses impressions, les visiteurs font du bruit que les hauts plafonds n’atténuent pas.

Au final

Le Musée de l’homme, avec sa Galerie de l’Homme et ses expositions temporaires reste un bon musée, qu’il faut prendre le temps de visiter.

Je conseillerais aux intéressés de choisir un jour et un horaire où l’on croisera le moins de monde possible, pour profiter au mieux de la première partie des collections, où la foule à tendance à se condenser – heureusement celle-ci se disperse dans la suite des collections, au tracé moins linéaire.

Si la mezzanine ne m’a personnellement pas convaincue, le premier et deuxième étage m’ont offert un parcours varié regorgeant d’informations intéressantes, où chacun pourra trouver son compte.

Les expositions temporaires, Chronique d’une renaissance et Pascale Marthine Tayou (à découvrir jusqu’au 13.06.2016) valent aussi le détour.

Et pour compléter l’expérience :

Vous pouvez poser vos questions sur l’homme sur le site L’Homme en question, ou découvrir les films de 7 Milliards d’Autres de la fondation Goodplanet

 

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Cette entrée a été publiée le 12 décembre 2015 par dans Critiques, et est taguée , .
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