Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

43, rue du vieux cimetière

Entre la série 43, rue du vieux cimetière et moi, c’est une (vieille) histoire de cache-cache et de rendez-vous ratés. La série m’intrigue depuis longtemps, et vraisemblablement je n’étais pas la seule, puisque le premier tome était constamment absent des étagères de ma bibliothèque.

Enfin, le sacré graal s’est trouvé en ma possession ! Histoire d’une déception.

Un vieil écrivain ronchon, qui loue pour les vacances un manoir afin de s’isoler et surtout : écrire le nouveau tome de sa série, qu’il aurait dû avoir terminé depuis longtemps. Bien sûr, rien ne va jamais dans le sens des vieux ronchons grincheux, et il se retrouve avec  trois colocataires inattendus : le fils des propriétaires de la maison, eux-mêmes partis en Europe pour une série de conférences sur le spiritisme, un chat, et la première propriétaire de la maison, décédée depuis plusieurs décennies déjà. La cohabitation s’annonce houleuse !

Première surprise : le roman est entièrement rédigé sous forme de correspondance épistolaire ! Avec en plus des illustrations intégrées au récit, et des pages de journaux, l’histoire s’annonçait prometteuse pour un jeune public pas encore très certain d’aimer lire – ni de lire beaucoup.

Le début s’est révélé plutôt efficace. Une présentation des caractères des personnages très visuelle, autant dans leur vocabulaire, la tonalité de leur lettre, que la police d’écriture utilisée. Une première confrontation rapidement établie, qui annonce une suite plutôt drôle. Et une diversité d’écriture assez intéressante pour soutenir la lecture sur le long terme, idéale pour les lecteurs réticents.

La suite m’a quelque peu fait déchanter. Ignace Bronchon change de caractère pratiquement du jour au lendemain (d’une lettre à l’autre pour être exacte), bien trop rapidement pour être crédible. Les communication d’Adèle Vranstock, fantôme de son état, m’ennuie. Lester (dit Les) Perrance est plat et sans vie. Et le finale était tellement prévisible qu’il aurait suffit de lire un paragraphe sur deux pour le comprendre.

Bref, une déception.

Mais je ne dis pas mon dernier mot : j’ai espoir que l’histoire s’améliore sur les prochaines tomes, et je suis curieuse de voir si la construction du roman par correspondance est conservée. Peut-être que l’histoire sera plus savoureuse (et aura gagné en profondeur) maintenant que les personnages principaux auront à collaborer contre un ennemi commun ? Affaire à suivre !

43, rue du vieux cimetière, Tome 1 : trépassez votre chemin
Kate & M. Sarah Klise
traduit de l’anglais par Mickey Gaboriaud
Albin Michel jeunesse, 2012
(Witty)

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