Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

Magnus Million et le dortoir des cauchemars

Magnus Million et le dortoir des cauchemars

Magnus Million et le dortoir des cauchemars

 

Magnus Million n’a rien d’un héros. Certes, il possède une carrure impressionnante, et une histoire familiale un peu lourde (mère décédée, père riche mais avare de tout – chaleur humaine comprise). Ingrédients parfaits pour prétendre à ce rôle. Mais il n’est pas particulièrement vaillant, et surtout : les émotions fortes ont tendance à déclencher chez lui des crises… de sommeil. Alors, comment s’est-il retrouvé, quand rien ne l’y destinait, à résoudre le mystère de cette étrange brume verte, qui s’étend certaines nuit dans la Ville Basse ?

 

Avec une écriture particulièrement savoureuse, Jean-Philippe Arrou-Vignod déroule pour nous une histoire prenante où aventure, mystère, surnaturel et amitiés improbables se rencontrent.

Dès l’introduction, l’attention du lecteur est captée, pour ne plus être lâchée.

On découvre Magnus, qui commence le début de ses péripéties de la manière la plus cocasse qui soit : en loupant (horreur suprême) l’heure du réveil, un jour des plus importants dans la vie d’un écolier : un jour d’examen. S’en suit une brillante idée qui, à défaut de résoudre son problème, lui offrira l’occasion de vivre hors de sa maison aux nombreuses pièces fort peu chaleureuses, pour rejoindre le dortoir de l’école, parmi la crème de la crème des étudiants de la Ville Basse : les collés, les petites teignes, les sans familles et autres adolescents peu fréquentables. Pour lui qui vient de la Ville Haute, où sont réunis tous les riches de Sillyrie – pays dont vous n’avez probablement jamais entendu parler -, et étant particulièrement peu valeureux, c’est un vrai choc des cultures ! 

Mais ce n’est que le début.

Car des histoires se racontent, sur ce qu’il se passe dans la Ville Basse. Des créatures de cauchemar laissent des traces inquiétantes sur leur passage. On parle de disparitions, et même d’apparitions. Et ce sont des élèves que l’on dit malades, quand d’autres disparaissent…

Magnus n’est pas particulièrement héroïque, et s’il n’y avait que lui, il aurait choisi quelqu’un d’autre pour endosser ce rôle. Malheureusement pour lui, il a bon fond ; et heureusement pour lui sa carrure le protège un peu. Le voilà qui tient tête à la teigne des teignes sans le vouloir, et qui découvre des choses étranges en étant au mauvais endroit au plus mauvais moment.

Ce héros malgré lui est plus drôle et plus brillant qu’il ne le croit, et il nous entraîne très facilement dans son parcours ! J’ai trouvé Magnus Million et le dortoir des cauchemars vraiment agréable à découvrir, avec son univers, son humour inattendu, ses personnages excellents (de Magnus et ses hésitations, à Mimsy Pocket, garde du corps petit format et sa forte tête), et la construction de son histoire. L’introduction retient tout de suite l’attention du lecteur, et la suite n’est pas en reste.

A noter, Magnus Millon est un des rares (et peut être bien le seul) romans que j’ai pu lire parlant de la narcolepsie, la maladie du sommeil. 

Magnus Million et le dortoir des cauchemars
Jean-Philippe Arrou-Vignod
Gallimard, 2011

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