Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

Les Yeux du dragon

Les Yeux du dragon

Les Yeux du dragon

 

Il était une fois, dans un royaume prospère…
Un roi gouvernant du mieux qu’il pouvait, et modérément apprécié de ses sujets. Un jour, il eut un fils, Peter, un bon garçon, juste et intelligent qui un jour deviendrait un roi remarquable. Puis il en eu un deuxième. Thomas n’était pas un mauvais bougre, seulement arrivé deuxième, éclipsé par son frère. Tout aurait pu continuer ainsi, suivant l’ordre des choses, si ce royaume n’était aussi habité par un homme à l’âme sombre, avide de chaos, bien décidé à placer le benjamin sur le trône à la place du roi légitime.

 

N’ayant jamais lu de Stephen King, et sachant que ce roman était le seul qu’il ait écrit spécialement à destination de la jeunesse, j’étais particulièrement curieuse de découvrir Les Yeux du dragon.

Ici, on est loin des récits d’horreur qui l’ont rendus célèbre ; c’est plutôt un conte, particulièrement bien raconté, qu’il nous livre. Car Les Yeux du dragon a tout du conte, du récit qui se transmet autour du feu ou dans une taverne, une histoire de rois et de princes, de trahison et de bravoure, de temps qui passe et de sorciers maléfiques. On y découvre le royaume de Delain, un royaume plutôt paisible sous l’influence de son roi plus intéressé par la chasse que par la guerre ou les richesses. Un roi qui eut deux fils, parce qu’il lui fallait bien une descendance, Peter à l’aura reconnue de tous, et Thomas pas spécialement mauvais mais affecté par l’ombre de son frère. Tout aurait pu continuer ainsi, s’il n’y avait dans ce château Flagg, le conseiller et magicien du roi, n’avait été aussi inquiet de voir son pouvoir sur la couronne diminuer avec Peter sur le trône.

Nous ne sommes pas en présence d’un récit de fantasy où intrigues et combats se disputent la première place dans une suite effrénée d’événements. Plutôt d’un récit qui se tisse au gré des paroles du conteur, nous entraînant à travers les années dans l’histoire du royaume, sur plusieurs décennies. Peu à peu, les personnages s’esquissent, l’intrigue se dévoile, et on plonge dans cet univers, suspendus que nous sommes aux mots du conteur jusqu’à la toute fin.

Cette façon de dérouler le récit, en visitant le pays, découvrant un à un les personnages, quelques éléments qui les ont façonnés, donne vraiment l’expérience du passage du temps, une certaine impression de lenteur pour une des événements qui prennent place sur des années. C’est fascinant, et on reprendrait bien une autre histoire par la suite.

 

Les Yeux du dragon
Stephen King
Flammarion, 2015

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 4 septembre 2016 par dans Critiques, et est taguée , , , , .
Follow Arcanes Ouvertes on WordPress.com
%d blogueurs aiment cette page :