Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

La Cinquième saison

La Cinquième saison

La Cinquième saison

 

Si j’ai bien un péché mignon, c’est la nouvelle. Enfin, les nouvelles. Ces textes forts, thématiques ou non, qui font découvrir en peu de pages des âmes, des situations, des sentiments. Ils ont toujours ce petit quelque chose qui les rend percutant, une fin qui ne laisse jamais vraiment indifférent.

La Cinquième saison ne déroge pas à la règle.

Il y a d’abord Pas de printemps pour Charlie, d’Arnaud Cathrine, un adolescent envoyé pour quelques jours par ses parents chez son oncle, à Paris. Cet oncle, il le voit rarement, le connaît encore moins. C’est un auteur (dont il n’a jamais rien lu), le mouton noir de la famille sans que les raisons n’en soit vraiment données. Charlie n’est pas vraiment très enthousiaste à l’idée de passer du temps avec cet inconnu excentrique, encore moins de jouer les touristes dans des musées poussiéreux et blindés de monde.

Pour cette nouvelle c’est bien simple, il m’a fallu très peu de temps pour m’attacher à ce garçon, et il me reste un goût de trop peu : je serais bien restée plus longtemps avec lui, à Paris, dans cette atmosphère à l’opposé de sa sphère familiale un peu trop rigide.

Puis Un été chez vous, d’Agnès Desarthe, où l’on accompagne Nora et ses angoisses le temps d’un été qui commence. Les angoisses, elle ne les maîtrise pas. Son imagination est trop vive, sur le qui-vive de tout ce qui pourrait mal tourner, dans l’incapacité de se détacher trop longtemps de ses parents – de peur qu’ils disparaissent sans elle, dans des circonstances les plus tragiques. Mais l’été, à l’adolescence, beaucoup de choses changent ; à commencer par l’image parfaite que l’on se fait de ses parents.

Il y a ensuite Une plage en novembre, d’Olivier Adam, le vide laissé par un grand-père qui vient de mourir, qui signe comme la fin d’une enfance – les personnes qui changent, les histoires de famille et tout ce qu’on n’a pas eu le temps de découvrir. Bonne année toi-même, de Jérôme Lambert, pour un adolescent qui refuse le téléphone portable et préfère apprivoiser l’attente plutôt que de vivre dans la frénésie du tout, tout de suite, maintenant de tous les autres. Enfin, La Reine a fait un bouquet, de Geneviève Brisac, des vacances imposées dans une famille que l’on a pas choisie, l’incompréhension face à leurs modes de vie.

Cinq histoires, et autant d’adolescences, différentes mais se ressemblant en ceci : les saisons passent, le temps continue, et tous grandissent, à leur manière.

Une belle lecture.

La Cinquième saison
Agnès Desarthe, Arnaud Cathrine, Olivier Adam, Geneviève Brisac, Jérôme Lambert
Ecole de Loisirs, 2006

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