Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

Les Soeurs Carmines : le complot des corbeaux

Les Soeurs Carmines

Résumé éditeur :
Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

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J’ai acheté Les Soeurs Carmines pour trois raisons. Premièrement, parce que cela faisait un moment que je souhaitais découvrir le catalogue des éditions Mnémos, et surtout leur production jeunesse. Ensuite, parce que la couverture m’est rentrée dans l’oeil, et je n’ai pas pu résister à l’envie de le feuilleter. Enfin, parce que l’histoire – trois soeurs devant se débrouiller seules dans un monde peu amène, entre cimetières et bourses à détrousser – m’a fait miroiter mille et une promesses.

Alors ?

Et bien, ce fut une aventure pleine de péripéties. Une histoire qui joue avec les codes, entre humour trash, querelles familiales, n’importe quoi absolu, vampires, dentelles et zombies, pour mon plus grand plaisir. J’ai ri, j’ai tourné les pages avec délectation, je me suis réjoui des retournements de situations aussi improbables que jubilatoires. Oui, je me suis amusée de bout en bout. La langue, les personnalités des personnages, les péripéties, toutes ont su me convaincre.

Pourtant, ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Point de soeurs cambrioleuses, travaillant de concert pour la richesse, la gloire ou l’honneur. Pas plus d’héroïne exemplaire, voleuse de talent que l’on admire. Au contraire : Merry est faillible et dans un beau pétrin, Tristabelle mériterait des claques pour son attitude désinvolte et pédante, et Dolorine est l’exemple même de la fillette ignorée par ses aînées pour sa jeunesse et sa candeur, alors qu’elle a des tonnes d’informations à leur apporter. (Et j’avoue même avoir eu l’impression que la naïveté de son journal intime était quelque peu surfait, et pas toujours crédible). Oui, c’est un vrai carnaval de l’invraisemblable, l’atmosphère sombre à souhait rappelle sans mal un bon nanar un peu kitsch et grinçant, avec de la vraie grisaille dedans, ça fait beaucoup d’hémoglobine pour rien, et tout ça finit un peu abruptement – avec un revers de revers de revers de situation qui mériterait bien d’avoir le second tome là tout de suite entre mes mains.

Mais justement, tout ça était jouissif, et drôle au possible, et j’ai adorées ces anti-héroïnes un peu bancales et même ce goût de trop peu. J’en redemande volontiers.

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Les Soeurs Carmines : le complot des corbeaux
Ariel Holzl

Mnémos, 2017
(Naos)

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Un commentaire sur “Les Soeurs Carmines : le complot des corbeaux

  1. Ash
    6 juillet 2017

    Ça a l’air très sympa… Je mets de côté ^^

    Aimé par 1 personne

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