Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

Les Saisons de Peter Pan

Les Saisons de Peter Pan

Sur l’île imaginaire, il y a eu un avant, un pendant et un après Wendy – mais toujours, toujours Peter Pan.
Les Saisons, ce sont des morceaux choisis, des histoires de Peter, de pirates et d’enfants perdus qui n’ont pas encore été racontées, des jeux, des jalousies et des colères de ceux qui ne grandissent jamais.

.

Je suis mitigée. Je crois que je l’ai lu trop vite, aussi, au lieu de le savourer chapitre par chapitre comme j’aurais pu – et dû – le faire.

D’un côté, j’ai retrouvé l’espièglerie et le tyrannisme de Peter Pan avec plaisir, même si la langue si particulière de James Barry n’y était pas (la plume de Christophe Mauri, aussi drôle et joueuse soit-elle, ne possède pas la même poésie acérée que celle de l’auteur d’origine). J’ai aimé ces Saisons, courtes et joueuses, et ce Peter Pan tyrannique comme seul un enfant peut l’être, centre du monde autour duquel tous les autres doivent graviter.

J’y ai trouvé de l’humour et de la douceur.

Pourtant, tout est passé très vite, trop vite, avec ces chapitres courts qui morcellent l’histoire, qui s’arrêtent en plein milieu pour partir sur une tangente avant de revenir en arrière. On s’y perd un peu dans tout ça – et peut être aurai-je dû faire des pauses dans ma lecture, pour mieux l’apprécier.

Le contenu de l’histoire est aussi plus enfantin, plus simple que l’original, sans son ironie si particulière ni son double niveau de lecture, qui m’avait fascinée il y a quelques mois.

Et malheureusement, j’ai aussi eu un problème avec les illustrations. J’apprécie le jeu avec le vert et blanc, et j’aime assez les dessins, sortis de leur contexte, mais… ils ne correspondent pas du tout, pour moi, à Peter, Wendy et aux enfants perdus. Ils sont trop ronds, trop bébés. Pour moi, Peter est vif et pointu, le regard sauvage, Wendy est fine avec un visage plutôt ovale mais de bonnes joues d’enfant encore, les garçons perdus ne sont que plumes et peaux d’animaux et cheveux en broussaille, et il me manquait tous ces détails là. Peter Pan, ce sont des traits de gravure, ou un fourmillement multicolore peut être, une illustration du mouvement. Le trait de Gwendal Le Bec – dont j’aime pourtant beaucoup l’album La Plume, la bande dessinée Le petit blond avec un mouton blanc, et dont je raconte le conte plein de sagesse Le Roi des oiseaux avec grand plaisir tant le texte et l’illustration se répondent à merveille – n’a pas réussi à me charmer cette fois-ci.

.

Les Saisons de Peter Pan
Christophe Mauri, illustré par Gwendal Le Bec
Gallimard, 2017

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 13 août 2017 par dans Critiques, et est taguée , , , , , .

Navigation

Follow Arcanes Ouvertes on WordPress.com
%d blogueurs aiment cette page :