Arcanes Ouvertes

Critiques et avis sur la littérature jeunesse

Dans la forêt de Hokkaido

Dans la forêt de Hokkaido

Elle rêve. Dans son sommeil elle n’est plus dans son lit, elle n’est même plus Julie, mais un petit garçon. Un garçon perdu, abandonné, dans une forêt sombre et froide et inquiétante. Elle est au Japon, et c’est l’hiver, et personne n’est là pour le (la) secourir. Et le rêve commence à prendre le pas sur sa propre vie.

C’est ici, dans ce roman, que j’ai compris le jeu de briques d’Eric Pessan. Après avoir couru à en perdre haleine avec Aussi loin que possible et observé les étoiles à la recherche de vie ailleurs dans Et les lumières dansaient dans le ciel, voici que l’on s’accroche au sommeil pour sauver un petit garçon loin de tout. Et ces personnages qui vibrent et vivent à fonds partagent un point commun : un immeuble dans la même cité. Et on les recroise au détour d’une page, ils continuent de vivre en arrière plan d’une autre histoire. Étrangement, cela à quelque chose de rassurant et chaleureux.

Mais qu’en est-il de Dans la forêt de Hokkaido ?

Et bien c’est un nouveau récit réussi, avec cette fois une petite touche de fantastique.

Julie est une ado tout à fait normale, si ce n’est que parfois, elle capte des choses qu’elle ne devrait pas savoir. Le nom d’une personne avant qu’elle entre dans la chambre, ou l’emplacement d’un objet égaré. De petites coïncidences amusantes mais sans conséquence.

Cette fois, pourtant, sans qu’elle ne comprenne pourquoi ni comment, son esprit se retrouve attaché dans son sommeil à celui d’un enfant japonais, que ses parents viennent de laisser, seul, en forêt. Drôle de rêve hyper réaliste… ou autre chose ? Il y a une urgence, et des sensations un peu trop fortes, et sa santé qui tout à coup bat de l’aile.

Très vite, on se retrouve emporté dans ses questions et sa bataille, le besoin de comprendre et de pouvoir faire quelque chose, à mesure que le temps passe et que l’enfant est toujours seul.

C’est simple et ça fonctionne, ça fonctionne extrêmement bien : on fait défiler les pages en retenant presque son souffle.

Et l’on aurait bien envie de reprendre la route Plus haut que les oiseaux, et d’affronter La Plus grande peur de ma vie. Qui sait, on y croisera peut être Julie, Eliot, Antoine et Tony ?

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Dans la forêt de Hokkaido
Eric Pessan

Ecole des Loisirs, 2017
(Médium)

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2 commentaires sur “Dans la forêt de Hokkaido

  1. latourneedelivres
    31 août 2017

    Je n’aurais pas cru que ce bouquin allait m’intriguer autant, je le note ! Merci pour ta chronique 🙂

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Cette entrée a été publiée le 30 août 2017 par dans Critiques.
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